Un visage déchiré en deux par une seule fissure ; à droite la peau se dissout en une ville en ruine et en feu — en Heritage Fresco

Weathered Soul

Ce que j'ai laissé

par Marion van den Ende

Voici un visage déchiré en deux par une seule fissure. D'un côté encore intact ; de l'autre, ma peau se dissout en une ville en feu. Ce qui, à droite, tombe en ruine n'a pas disparu — je le porte avec moi.

  • TechniqueHahnemühle · Dibond
  • Format100 × 75 cm
  • ÉditionÉdition de 24
  • Prix995 €
Commander ou demander

Le paysage que l'on porte en soi

Celui qui survit à la guerre ou à l'exil emporte plus qu'une valise. Le passé se retire dans le corps et continue de vivre derrière les yeux : une odeur, un son, une rue qui n'existe plus. La psychologie appelle cela un traumatisme, mais le mot est trop petit pour ce qui est montré ici — c'est plutôt un second paysage qu'une personne porte en elle.

Les deux yeux ne regardent pas de la même façon : l'un chaud et présent, l'autre froid et ailleurs. C'est souvent ainsi que cela se ressent au-dedans — en partie ici, en partie encore là-bas. Et pourtant ce n'est pas une image de défaite. La fissure ne brise pas le visage ; elle en tient les deux moitiés ensemble. Ce qui a été laissé n'est pas perdu. C'est devenu une part de qui l'on est — et c'est précisément cela qui rend l'être humain non pas plus faible, mais plus entier.

Plus de cette série